Danseuse : Loïe Fuller

Danseuse : Loïe Fuller Un film de Benoît Labourdette (1’28s, muet, 2020). Mise en abyme de la présence des corps humains comme abstractions, à travers le temps, les techniques et les cultures. thumbnail Benoît Labourdette
Un film de Benoît Labourdette (1’28s, muet, 2020).
23 février 2020. Publié par Benoît Labourdette.

Mise en abyme de la présence des corps humains comme abstractions, à travers le temps, les techniques et les cultures.

Loïe Fuller (1869-1928), inventeuse de la « danse serpentine », faite de voiles et de jeux de lumière, introduit dans la danse, le spectacle vivant et le cinéma la notion d’abstraction, construite par l’innovation technique. On lui doit aussi l’invention du principe de la « boîte noire », employé dans tous les théâtres aujourd’hui, qui permet de construire la lumière et ses illusions à partir de l’obscurité. Son succès public et d’estime fut phénoménal : louée par les artistes et intellectuels, elle fut consacrée lors de l’Exposition Universelle de 1900. C’était une femme libre, lesbienne, investie dans les cercles féministes.

Film réalisé dans le cadre d’un stage animé par Benoît Labourdette pour ALCA et FRAC Nouvelle Aquitaine en février 2020 : « A la rencontre des publics et d’un quartier : co-construire et expérimenter une projection itinérante ».

Téléchargement
Qu’est-ce qu’un « documentaire » ? Un regard singulier sur le monde, sur la réalité. Tout film, toute œuvre, au fond, propose une vision du monde, que cela soit par le truchement de la fiction ou pas. D’ailleurs, certains documentaires intègrent de la fiction, et inversement. Alors pourquoi différencier ces deux formes de cinéma ? Peut-être tout simplement pour préciser au spectateur ce qu’il doit attendre de prime abord du film : la proposition de vivre avant tout un rêve dans un imaginaire, ou la proposition de découvrir des pans du monde inconnus, car révélés par un regard (...)