Classical:NEXT Rotterdam : réalisation films et mise en scène soirée d'ouverture - Benoît Labourdette

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Films de commande

Je réalise des films de commande ainsi que leurs éventuels dispositifs de projection, en articulant la prestation aux besoins exacts. Inventer les méthodes de travail, souvent collectives, qui permettront au projet de répondre à ses objectifs au mieux autant dans son contenu que dans sa façon d’être mené, son budget et son exigence technique.

Classical:NEXT Rotterdam : réalisation films et mise en scène soirée d’ouverture

16 mai 2018

Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique.

A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :

  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.

Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan.

Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées.

Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko

Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)

  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.

Musique

  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.

Prises de parole

  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.

QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont.

Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs).

Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver :

Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet.

Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA.

Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision.

Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé.

Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises.

Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée.

Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante.

Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails.

Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko

Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :

  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos


Juliette Hurel interprète Syrinx (Claude Debussy)


Juliette Hurel interprète Syrinx (Claude Debussy) Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

La musique classique en France en 2018


La musique classique en France en 2018 Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

Le secteur professionnel de la musique classique


Le secteur professionnel de la musique classique Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

Des artistes français parlent de leur travail


Des artistes français parlent de leur travail Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

L’innovation dans la musique classique française


L’innovation dans la musique classique française Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

L’éducation dans la musique classique française


L’éducation dans la musique classique française Classical:NEXT 2018 (Rotterdam, Pays Bas) mettait la France à l’honneur. Soirée d’ouverture le 16 mai 2018, pour 700 professionnels du secteur de la musique classique. A la demande de Françoise Clerc, directrice du pôle classique et jazz de l’agence Le Bureau Export, nous avons conçu et réalisé en très étroite collaboration la structure et les contenus de la soirée d’ouverture de Classical:NEXT 2018, qui était consacrée à la musique classique française :
  • conception du programme,
  • réalisation des vidéos et illustrations,
  • mise en scène de l’événement.
Animée par Saskia de Ville (présentatrice de La matinale sur France Musique), cette soirée articulait prises de parole, performances musicales et vidéos thématisées.

Enjeu

L’enjeu de ce projet était de présenter aux professionnels venus du monde entier une image fidèle du secteur de la musique classique française, par des vidéos synthétiques, des prises de parole claires de spécialistes et des performances de musiciens français de premier plan. Le but était que le public en apprenne beaucoup sur la musique classique française, dans le cadre d’une soirée organisée comme un spectacle, intéressante, rythmée, touchante, variée, drôle... avec un haut niveau d’exigence artistique dans tous les aspects, y-compris la mise en scène et le rythme du « show ».

Contenu

Cette soirée était constituée de vidéos, prises de paroles et performances musicales enchâssées. Au fur et à mesure du travail de conception du projet, j’ai utilisé une base de données minutée précisément, afin de pouvoir partager avec tous les acteurs du projet le déroulement exact de la soirée :
<span class="caps">JPEG</span> - 812 ko Vidéo
(les vidéos sont visionnables en bas de cette page)
  • Une vidéo abstraite tournée à l’Abbaye de Royaumont (Reconstruction) accompagnait le premier morceau joué par la flûtiste Juiette Hurel. Ainsi, la soirée démarrait dans une approche pleinement artistique.
  • French classical music 2018 : vidéo générale sur la musique classique française en 2018, composée de dizaines d’extraits de nombreux ensembles musicaux français.
  • Professional sector of french classical music : une vidéo sur l’histoire et l’économie du secteur de la musique classique (merci à Neil Wallace pour sa contribution précieuse).
  • French artists talk about their work : des artistes parlent de leur travail (William Christie, Camille Pépin, Bruno Mantovani, François-Xavier Roth...).
  • Innovation in french classical music : Frédérick Rousseau, directeur du département de valorisation de l’IRCAM, fait un tour d’horizon de l’innovation française.
  • Education in french classical music : Bruno Mantovani, compositeur et directeur du CNSM brosse le mode de fonctionnement de l’enseignement de la musique.
Musique
  • La soirée était introduite et clôturée par Les voix animées, avec des chants ludiques, dont la traduction en anglais était affichée à l’écran.
  • Juliette Hurel, flutiste, a joué un morceau de Debussy et un morceau d’Eric Tanguy.
  • Alexandre Tharaud, pianiste, a joué deux morceaux de François Couperin.
  • Le quator Van Kuijk a joué un morceau de Debussy.
Prises de parole
  • Jennifer Dautermann, directrice de Classical:NEXT, accueillait.
  • Puis Saskia de Ville, présentatrice de la matinale sur France Musique a pris la main sur la présentation de la soirée.
  • Philippe Lalliot, ambassadeur de France aux Pays Bas, a rappelé les engagements à la fois artistiques et institutionnels de la France en faveur de la musique classique.
  • Marc Thonon, directeur du Bureau Export, a dessiné les enjeux économiques et mis en avant les innovations profondes du secteur.
  • Eric Tanguy (compositeur) et Juliette Hurel ont proposé une discussion de fond sur les formes d’expression musicale.
  • Pauline Lambert (Les Talens lyriques) a parlé de la transmission de la musique.
QR Code
<span class="caps">JPEG</span> - 560.3 ko
A la fin de la soirée, un QR Code affiché à l’écran permettait aux spectateurs de retrouver directement sur leur téléphone un mini-site avec tous les détails ainsi que toutes les vidéos.

Méthode

Une telle soirée comporte de forts enjeux politiques et économiques. Son organisation doit donc être irréprochable. Pour y parvenir, la méthode de travail est clé. Il faut associer rigueur et souplesse, car parfois des changements de dernière minute sont essentiels à un bon équilibre. Plus l’on est rigoureux et plus on a une capacité de souplesse. Il est aussi très important que tous les partenaires puissent valider les contenus en amont. Le planning minuté de la soirée a grandement évolué au fur et à mesure des 6 mois de travail préparatoire. Chacune de ses mises à jour était envoyée à tous les intervenants (des directeurs de structures aux régisseurs). Ce planning était divisé en « blocs » numérotés. Un a à un les films et titres des gens qui allaient apparaître à l’écran étaient mis en ligne sur un serveur privé avec leur numéro correspondant. Chacun pouvait donc très facilement s’y retrouver : Ainsi, nous avons pu recevoir de très nombreuses remarques de chacun des partenaires au fil des mois, chacun contribuant de façon très concrète. Le montage des vidéos a eu beaucoup de versions successives, par ces « validations itératives ». La méthode de montage des vidéos était « agile » : nous étions en capacité d’accueillir des changements au fil de l’eau. Comme si les films étaient polis par de multiples personnes comme autant de petites sculptures dans lesquelles chacun trouve son reflet. Méthode agile
Il s’agit d’une méthode de travail « agile » (dérivée des méthodes du monde de l’informatique) appliquée à la construction d’un projet culturel. Cela est permis par le réseau internet, et ce sans faire recours aux services des GAFA. Ce document, ce « scénario » de la soirée a permis à chacun à son niveau (contenu, lumières, vidéos, prises de parole, musique, régie plateau...) de prendre conscience de sa place dans l’ensemble, garantissant la cohérence. Il a énormément évolué au fur et à mesure du travail et a aussi été un véritable outil d’aide à la prise de décision. Mentions à l’écran
Chaque personne qui apparaissait dans les films ou sur scène avait à l’écran la mention de son nom, avec un habillage graphique mixant une partition de Luc Ferrari (« Tête et queue du dragon », 1960) et l’identité visuelle de l’événement.
<span class="caps">JPEG</span> - 444.3 ko
C’est un point qui me semblait très important pour les spectateurs : souvent, lors de discours avec des personnes qui se succèdent, on ne sait pas exactement qui est la personne qui est en train de nous parler (même si elle s’est présentée). Le fait d’écrire son nom à l’écran pendant qu’elle parle apporte au spectateur un véritable confort, qui permet de recevoir d’autant mieux ce qui lui est proposé. Les musiciens avaient aussi leurs noms indiqués pendant qu’ils jouaient ainsi que les références exactes du compositeur et de l’œuvre jouée : non seulement on est un spectateur ravi de la qualité de ce qu’il entend, mais on est aussi un spectateur qui apprend, qui reçoit des informations précises. Le fait d’utiliser le même design graphique pour les noms et titres des personnes dans les films et sur scène a contribué à l’homogénéité de la soirée. Mise en scène et lumière
Le travail sur la mise en scène et sur la lumière est aussi un élément essentiel. Nous avons testé de nombreuses combinaisons et avons travaillé très en détails avec l’éclairagiste Joost Ijssel pour que chaque moment de la soirée ait une ambiance lumineuse singulière. Ainsi chaque moment avait son écrin du lumière particulier. Et ce tout en restant dans une simplicité. C’est cela qui a fait que le spectateur se sentait pris dans un véritable spectacle plutôt que dans une suite de présentations. Cette attention artistique à chaque détail, même pour les choses qui peuvent sembler « institutionnelles » est très importante. Il y a eu une répétition avec chaque intervenant ainsi qu’un « filage » général l’après-midi avant la soirée, qui a permis de préciser énormément de détails. Sous-titrage anglais
Tous les films étaient sous-titrés en anglais et les prises de paroles étaient en anglais. Pendant les chansons des « Voix animées », les paroles de la chanson traduites en anglais étaient affichées à l’écran, donnant là aussi aux spectateurs une « accroche » plus grande par rapport à ce qui se passait sur scène, ainsi qu’une véritable découverte du contenu de ces chansons étonnantes :
<span class="caps">JPEG</span> - 421.6 ko Technique
Les titres étaient lancés à partir du logiciel de VJing Resolume et les vidéos étaient lancées à partir du lecteur vidéo VLC pour une meilleure fluidité de lecture.
<span class="caps">JPEG</span> - 431.1 ko

Equipe

L’équipe principale de travail était constituée de :
  • Françoise Clerc (le Bureau Export) : direction du projet et construction des contenus.
  • Benoît Labourdette : réalisation vidéo, direction artistique, structuration du travail et mise en scène de la soirée.
  • Lizon Lavaud (le Bureau Export) : suivi de production du projet dans son ensemble.
  • Eudes Peyre (Tipicomm) : sélection des extraits vidéo pour les montages et réalisation d’interviews.
  • Jennifer Dautermann (Classical:NEXT) : direction du projet.
  • Neil Wallace (De Doelen) : accompagnement du projet dans ses contenus.
  • Timo van der Heiden (De Doelen) : régie générale.
  • Joost Ijssel : création lumière.

Les vidéos

thumbnail Benoît Labourdette

Les trois structures organisatrices

Le Bureau Export
Direction : Marc Thonon

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Depuis 1993, Le Bureau Export accompagne la filière musicale française dans le développement de ses artistes à l’international, dans le domaine des musiques actuelles et des musiques classiques.

Chaque année, plusieurs centaines de projets de tous les styles musicaux bénéficient de son accompagnement.

Le dispositif d’aide du Bureau Export s’adresse aux professionnels français actifs à l’export (producteurs phonographiques, producteurs de spectacles, éditeurs, distributeurs, managers, artistes auto-entrepreneurs, agents artistiques, ensembles indépendants) souhaitant être accompagnés dans leur travail de développement à l’international.

Le Bureau Export propose des aides & services divers : conseil personnalisé, mise en relation avec des contacts internationaux ciblés, veille de marché, participation à des rencontres professionnelles, soutien promotionnel, soutien financier, etc.

Pour développer son action, Le Bureau Export s’appuie sur une équipe de 30 collaborateurs répartis dans 5 pays :

  • un bureau basé à Paris
  • un réseau de 4 antennes implantées en Allemagne (Berlin), au Royaume-Uni (Londres), aux Etats-Unis (New York) et au Brésil (São Paulo).

En 2017, Le Bureau Export comptait plus de 400 structures professionnelles adhérentes et utilisatrices de ses services ; et près de 500 projets ont pu bénéficier de son soutien (conseil, mise en relation, appui logistique, promotion et/ou soutien financier, etc.).

Classical:NEXT
Direction : Jennifer Dautermann

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Classical:NEXT est né de l’idée de mêler les différentes scènes de musiques classique, de leur offrir un espace d’échange ainsi que de développer de nouvelles collaborations entre musique classique et contemporaine. Depuis sa première édition en 2012, près de 3000 professionnels de la musique classique, issus de plus de 1000 entreprises et 45 pays différents, se sont impliqués auprès de Classical:NEXT pour en faire l’un des rendez-vous les plus important de la musique classique.

Le Bureau Export, Business France et la FEVIS travaillent ensemble à la coordination d’un stand France présent sur l’événement et regroupant les représentants de près de 20 entreprises culturelles et ensembles français.

De Doelen
Direction artistique : Neil Wallace

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De Doelen est une très grande salle de concert et une salle de congrès de premier plan à Rotterdam (Pays Bas).

De Doelen est l’une des plus grandes salles de concert du pays. Il s’y réalise chaque année un programme international de concerts de musique classique, de musique du monde, de pop et de jazz. C’est aussi un bâtiment de conférences qui accueille de nombreux événements professionnels.

Les 4 grandes salles et 30 sous-salles sont utilisées plus de 1200 fois par an pour divers événements : concerts dans tous les genres, congrès et autres événements d’affaires. De Doelen est également un lieu populaire pour les événements internationaux de haut niveau, y compris le Festival international du film de Rotterdam, le Festival Gergiev et Classical:NEXT.

De Doelen reçoit plus d’un demi-million de visiteurs chaque année. Environ 25% des Rotterdamers s’y rendent chaque année. 49% du public vient de l’extérieur de Rotterdam.

De Doelen est l’une des marques culturelles les plus fortes de Rotterdam.