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Projections itinérantes

Des films à la rencontre d’un quartier... Depuis 2011, je propose des « parcours nocturnes », projections itinérante de courts métrages dans un quartier, un bâtiment. Aucune installation, ces projections sont réalisées à l’aide d’un pico-projecteur (vidéoprojecteurs portables). C’est de la « projection mobile ». Exploiter cette technologie encore nouvelle, ces mini vidéoprojecteurs qui vont bientôt équiper nos téléphones, pour des moments de rencontre entre des œuvres, un lieu, les gens.

Des parcours nocturnes ont eu lieu à : Festival Via Pro Mons, Festival d’Avignon, Ecole Normale Supérieure, Festival des scénaristes, Agglomération d’Evry, Maison des métallos, Festival Travelling Rennes...

Festival Zones portuaires : atelier réalisation et projection itinérante

10 juin 2017

Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017.

Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents.

Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes.

Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier.

<span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko

Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique.

<span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko

Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire.

<span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo

Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous.

Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle.

<span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo

En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux.

<span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko

Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants.

Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif.

Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions.

<span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko

Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011.

En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :

  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.

<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo

Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables.

En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes).

En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » !

<span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko

Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.


Film collectif - Le syndicat des objets


Film collectif - Le syndicat des objets Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Captation vidéo de la projection itinérante (par Luc Babin)


Captation vidéo de la projection itinérante (par Luc Babin) Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Film collectif - Le masque des forges


Film collectif - Le masque des forges Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Film d’animation - L’étrange voyage du Kostar (Lou, Paloma, Elma)


Film d’animation - L’étrange voyage du Kostar (Lou, Paloma, Elma) Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Film fenêtre - Le toit des rêves (Paloma Frot)


Film fenêtre - Le toit des rêves (Paloma Frot) Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Film fenêtre - Sous l’océan (Lou Narbonne)


Film fenêtre - Sous l’océan (Lou Narbonne) Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Film portrait de ville - Ma vie avant (Elma, Lou, Paloma)


Film portrait de ville - Ma vie avant (Elma, Lou, Paloma) Atelier de réalisation de films pour adolescents, puis organisation par les jeunes de la projection itinérante de ces films, dans le cadre du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Juin 2017. Cet atelier a été mené pour la deuxième fois en 2017, dans le cadre du dispositif Passeurs d’images, à l’initiative du Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Ce projet a été porté par Sandrine Floc’h et Stéphanie Rivière.

L’atelier de réalisation

En amont du Festival Zones portuaires, dans le cadre de la Maison de quartier Méan-Penhoët à Saint-Nazaire, et accompagné par l’animatrice Émilie Brethes, j’ai animé un atelier de réalisation pendant une semaine en avril 2017, pour un groupe d’adolescents. Le fait que les films réalisés dans cet atelier allaient donner lieu à un deuxième atelier, deux mois plus tard, d’organisation de leur projection itinérante dans la ville, donnait une finalité, très motivante pour les jeunes. Par ailleurs, au fur et à mesure de leur réalisation, je mettais les films en ligne ici : http://www.benoitlabourdette.com/_docs/?dir=projets/2017/2017_zones_portuaires, afin que le travail soit véritablement approprié, que la création puisse s’incarner concrètement aussi hors du cadre de l’atelier. <span class="caps">JPEG</span> - 678.6 ko Je leur ai proposé la réalisation de films collectifs, de films par petites équipes, avec différentes techniques, notamment l’animation, tous les films étant réalisés en plan-séquence. La thématique était la construction et le partage d’un regard sur leur ville. Certains films ont été volontairement tournés en muet, car lors de la projection ils allaient être illustrés en live par des musiciens de l’école de musique. <span class="caps">JPEG</span> - 752.8 ko Au départ de l’atelier, une thématique semblait être partagée par tous : le film d’horreur. Ils m’ont parlé d’un lieu mythique de Saint Nazaire, les Forges de Trignac, lieu industriel abandonné depuis 1947, visible de la route, que tout le monde connaît sans forcément y être allé. Cela semblait un décor « parfait » pour tourner un film d’horreur, et la promesse d’un beau partage avec les habitants de Saint Nazaire. <span class="caps">JPEG</span> - 1.5 Mo Nous avons fait un brainstorming pour construire un canevas dramatique pour le film, qui allait être tourné en plan-séquence, avec la participation de tous. Arrivés sur place, le tournage laissant la place à l’improvisation, l’enjeu était de travailleur sur la découverte du décor, l’écoute au sein du groupe, la confiance mutuelle. <span class="caps">JPEG</span> - 1 Mo En termes de méthodologie pédagogique et créative, ma méthode consiste à réunir les meilleures conditions pour que quelque chose de fort, qui ait du sens pour chacun puisse naître. Que chacun puisse apporter le meilleur de lui-même dans le projet. Souvent, les méthodes basées sur un scénario et des préparations très précises de tout ce qui doit être accompli sont plutôt faites pour se rassurer que pour ouvrir au maximum la créativité de chacun. C’est pourquoi les tournages de films sont souvent assez ennuyeux. <span class="caps">JPEG</span> - 525.5 ko Nous avions donc un canevas. Nous sommes arrivés sur un lieu signalé comme dangereux. Des chasseurs avec des fusils et des chiens étaient là pour chasser un renard... il a fallu attendre qu’ils terminent. Puis nous avons visité les lieux ensemble, laissant l’imagination de chacun s’exprimer. Lieu immense, la visite a pris du temps. Le hasard a fait que nous avons croisé un spécialiste de l’histoire du lieu, qui nous a ouvert à beaucoup d’informations inédites. Ensuite, nous avons pris le temps de déjeuner sur place, chacun vaquant aussi à sa guise à la découverte du lieu. Tenir le cadre, c’est choisir de faire confiance aux participants. Voilà de quelle manière chacun s’approprie le sujet, comment les idées se construisent, et comment les inconscients, les « énergies », se mettent en accord si on peut dire. Ainsi, ce cadre que je propose permet de réunir les conditions d’un véritable travail collectif. Au fur et à mesure, les éléments se mettaient en place. Chacun avait sa responsabilité pendant le tournage. Il s’agissait non pas d’organiser la journée pour me rassurer, mais d’offrir une cohésion de groupe en profondeur. C’est ce qui a permis que les idées et les places de chacun se structurent de façon presque « naturelle ». Pas besoin de faire quelque discipline que ce soit pour que le projet se déroule bien, car chacun avait une véritable responsabilité et la place pour son désir, ses idées, ses propositions. <span class="caps">JPEG</span> - 821.9 ko Nous avons tourné le film trois fois, en plan-séquence, dans une belle harmonie. Puis nous sommes rentrés, avons ensemble ajouté la musique et le générique, et voilà, en une journée un film assez ambitieux, réalisé dans une forme de cohésion.

Projection itinérante

Ce projet est porté par le Festival Zones Portuaires (Saint-Nazaire). Après l’atelier de réalisation des films, le groupe d’adolescents revient, en juin 2017, pour organiser la projection itinérante des films, dans l’esprit des projections itinérantes que j’organise depuis 2011. En 2017, l’idée était d’associer à la projection des films des élèves de l’école de musique (encadrés par Sylvie Noël) ainsi que de l’école de danse de Saint Nazaire. Nous nous sommes retrouvés pour :
  • Faire une sélection de films (exercice passionnant et compliqué, notamment car l’un des films était assez polémique au sujet du maire de la ville) ;
  • Visiter la ville pour décider des lieux de projection.
  • Préparer l’intervention de chacun (qui parle, qui tient le projecteur à chaque moment, qui s’occupe du son, etc).
  • Coordonner les projections avec les moments dansés et les moments musicaux.
<span class="caps">JPEG</span> - 1.4 Mo Là aussi, la cohésion du groupe est essentielle, et c’étaient les adolescents, au moment de la projection, qui en étaient pleinement responsables. En 2016, les spectateurs de la projection itinérante étaient les spectateurs de la dernière séance du festival, qui étaient invités à 22h30, à continuer par une projection itinérante (70 personnes). En 2017, les spectateurs étaient une trentaine dans la salle, je pensais donc que nous aurions une faible fréquentation pour la projection itinérante. Mais, au fur et à mesure que l’heure du départ approchait, 120 personnes sont arrivées, spécifiquement pour la projection itinérante. Ce qui est le signe qu’une proposition atypique, en lien étroit avec la ville et en partenariat suscite l’intérêt. Nous avons dû à cause de cette affluence inattendue, modifier au dernier moment un peu le parcours, afin que le public « rentre » ! <span class="caps">JPEG</span> - 746.2 ko Les adolescents ont complètement assuré l’animation de la projection itinérante. C’est devenu leur projet. Le cadre que je propose suscite autonomie, appropriation, motivation, et sens social du projet. La ville fut investie d’un moment de partage de grande qualité autour du cinéma. Le travail des adolescents, si on leur donne toute leur place, est tout aussi riche pour les spectateurs qu’un travail professionnel.

Captation de la projection et sélection de films

La projection itinérante a été filmée par Luc Babin. Voici ses images, ainsi qu’une sélection de certains des films réalisés par les adolescents.
thumbnail Benoît Labourdette

Tous les films réalisés

L’ensemble des films réalisés dans l’atelier sont accessibles ici :

Diffusion

Le film « Le masque des forges » a été diffusé dans le cadre du Festival Premiers Plans d’Angers en janvier 2018.

Voir aussi