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Université Paul Valéry - Montpellier III

Je suis l’un des intervenants de la « Licence Pro concepteur réalisateur audiovisuel »(Université Paul Valéry - Montpellier 3), fondée et dirigée par Claire Chatelet (ouverte en 2011), dont j’ai contribué à la conception. Je propose un cours, sous forme de stage, intitulé « Le numérique et son potentiel : stratégies, technologies, créativité ».

Université Montpellier III : Exploration du drone. Le drone, outil de création ?

23 janvier 2014

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire.

Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles.

Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ?

Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets.

J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.

  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.

Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.


Désincarné


Désincarné

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Ici ou là


Ici ou là

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Je t’ai vue


Je t’ai vue

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Kluh


Kluh

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Labyrinthe


Labyrinthe

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Point et ligne sur plan


Point et ligne sur plan

Pensées

Depuis peu, les drones équipés de caméras sont accessibles à tout public. C’est à dire que la caméra volante, auparavant réservée aux professionnels chevronnés ou à l’armée, devient « démocratique ». Cette caméra permet de produire des images vues du ciel, ainsi que des mouvements qu’aucune autre caméra ne pourrait faire. Nous sommes, depuis quelques années usagers quotidiens d’images vues d’en haut, par la cartographie interactive qui nous accompagne (Google maps sur les téléphones et autres), nous proposant une expérience augmentée du monde. Par ailleurs, à l’intérieur des jeux vidéos ainsi que des mondes virtuels (Second Life, Minecraft...), nous manipulons une caméra volante, qui nous permet de voir l’action sous de multiples angles. Cette caméra volante, le drone, existe maintenant dans le monde réel. Elle n’en est aujourd’hui qu’à sa préhistoire, mais elle est là. Est-ce qu’elle va nous amener à regarder la réalité autrement ? A regarder le monde réel comme on regarde les mondes virtuels ? Ce point de vue surhumain, désormais accessible, va-t-il nous inviter à de nouvelles formes de représentations, visuelles, mais aussi narratives, thématiques ? De nouveaux sujets de films vont-ils naître ? Il s’agit, bien-sûr, de dépasser l’image aérienne anecdote, le beau paysage vu d’en haut, mais d’envisager l’image aérienne à toutes ses hauteurs. Ainsi que d’envisager la dimension politique de l’appropriation d’un type de point de vue auparavant interdit par les limites techniques. D’ailleurs, pour dire les choses de façon simpliste, la loi autorise à piloter des drones, mais pas des drones équipés de caméras !

Prémices

J’en suis venu à une réflexion appliquée sur ces « Objets Volants Identifiés » accompagné par l’artiste Agnès de Cayeux, instigatrice d’actes, de pensées et d’écrits sur internet et dans les mondes virtuels, qui questionne explicitement ces machines.

Questions

De la même manière qu’en 2005, en fondant le Festival Pocket Films, j’ai proposé, à l’orée d’une technologie nouvelle, la caméra dans le téléphone, une réflexion en actes sur ses potentialités, il me semble tout aussi essentiel aujourd’hui de questionner la caméra dans le drone, en actes.

Travail

Au mois de septembre 2013, j’ai fait travailler les étudiants de la Licence Pro Concepteur Réalisateur audiovisuel sur la création audiovisuelle avec téléphone portable. Je devais revenir en ce mois de janvier 2014 pour continuer le travail sur les potentialités du numérique. Quelques jours plus tôt, Agnès de Cayeux a fait l’acquisition d’un drone dernier cri DJI Phantom 2 Vision, que nous avons appris à piloter, pour les besoins de ses explorations et projets. J’ai donc posé ces questions aux étudiants. Nous avons fait un premier essai de tournage, puis, forts du visionnage de ces premières images, en quatre groupes, ils ont conçu des projets d’usages du drone au service de projets, tourné et monté leurs films, ainsi que produit une pensée à partir de leur travail.

Premières productions

Voici les six films produits ainsi que leurs textes d’accompagnement sous forme de fichiers PDF : les quatre films des quatre groupes, un film supplémentaire d’une étudiante arrivée après, et un film que j’ai fait.
  • Point et ligne sur plan. Floriane Davin, Jean-Sébastien Colas, Simon Kounovsky, Gaël Rezé. Chorégraphie aérienne d’un homme-machine.
  • Labyrinthe. Alexandra Oudin, Mossi Soltan, Jean-Damien Gros, Julien Barque. Un homme et une femme essaient de se rejoindre, perdus dans un labyrinthe vertical.
  • Kluh. Emilie Georget, Clément Dumais, Pierre Bellanger, Thibaut Lozenguez. Le fils de Hulk à l’Université.
  • Désincarné. Coralie Puyau, Emilie Soumah, Jéremy Stadler, Iskander Benlachtar. Une âme voyage à travers l’espace et le temps.
  • Ici ou là. Mélanie Peyriat. Essai sur la violence du regard de surveillance généralisée.
  • Je t’ai vue (I’ve seen you). Benoît Labourdette. Moment intime au creux du ciel.
Les productions filmiques et les premières élaborations sont passionnantes. A ma connaissance, c’est la première fois que ce type d’image est questionné au delà de l’effet de style précis, dans son fond, c’est à dire ses éventuelles capacités à amener à repenser l’expression audiovisuelle.
thumbnail Benoît Labourdette

Ressources

  • L’armée des drones : Excellent article d’Annick Rivoire (Poptronics) sur l’économie et les dimensions politiques des drones.
  • Agnès de Cayeux : Artiste du web et des mondes virtuels. Instigatrice du travail de contenu avec les drones. De larges bases créatives et conceptuelles sont posées dans ses travaux.
  • Heliomicro : Site très pratique, notamment sur les questions législatives.
  • DIY Drones : Site communautaire (en anglais) des « dronistes », fondé par Chris Anderson (ancien rédacteur en chef de la revue Wired, inventeur du concept de « longue traîne »).

Voir aussi