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Imaginons un instant

« Imaginons un instant que ce balai est un être humain », « imaginons un instant que ce trottoir est un soleil », « imaginons un instant que la nuit n’existe pas »... dans le quotidien, des visions du monde incongrues et surréalistes.

Vingt et uns plans séquences, tournés en 2009, dans lesquelles je me filme moi-même, au fil des pérégrinations de la vie, imaginant par les mots une fiction à partir du réel que je suis en train de croiser.

J’ai réalisé cette série avec un outil, innovant à l’époque, le « Zoom Q3 », première caméra de poche équipée d’un micro d’excellente qualité. C’est cette caméra qui m’a permis de faire un travail sur l’enregistrement de la voix en direct dans le quotidien, projet que j’avais préalablement mais qui n’était pas encore réalisable.

Imaginons un instant - Episode 2

18 novembre 2009

Imaginons un instant que ce mur se trouve dehors...

Un film de Benoît Labourdette (2’47s, 2009).


Imaginons un instant - Episode 2


Imaginons un instant - Episode 2 Imaginons un instant que ce mur se trouve dehors... Un film de Benoît Labourdette (2’47s, 2009). thumbnail Benoît Labourdette

L’un de mes axes de travail est la mise en scène du processus même de l’écriture, la dramaturgie (donc l’intérêt pour le spectateur) de l’opération créative : comment la rencontre avec des objets, la confrontation entre l’imaginaire et le réel crée les idées et les concepts.

C’est une proposition de petits films réguliers, associés à leur contexte d’apparition. Je travaille sur une nouvelle acception de l’inducteur « Il était une fois... », que je remplace par « Imaginons un instant... ».

« Il était une fois... » est l’inducteur du conte féérique, de la plongée dans un monde totalement imaginaire. Une façon de nous éclairer sur nous-mêmes, tout en nous divertissant, par un rattachement la fiction contée (complètement extérieure au réel, donc à dimension symbolique) aux mythes profonds qui nous gouvernent.

« Imaginons un instant... » est l’inducteur du décalage surréaliste, de la distortion du réel. Une façon d’éclairer le fait que la notion même de réel est profondément subjective. Une proposition de prise de distance, pour chercher à toucher de plus près ce qui nous échappe dans l’expérience vécue.