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La vie des films

 ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Diffusion des films de Benoît Labourdette. Projections, expositions, festivals... à venir et passés. Liste non exhaustive.

Forum des images (Paris)

22 mars 2013

Projection du long métrage « Fatigue » de Benoît Labourdette (1h03, 2000).

Le Forum des images a proposé en mars 2013, dans les rendez-vous « Cinéma Ville », une belle thématique « Expérimental Paris », avec des films de Chris Marker, Jean-Luc Godard, Philippe Garrel, Jacques Rivette, Arnaud des Pallières, Raoul Ruiz, Pip Chodorov, etc.

Pour en savoir plus : www.forumdesimages.fr/fdi/Rendez-vo...

Dans ce cadre, l’étonnant film-écriture « Fatigue » (Fiction, 2000, 63’) que j’ai écrit et réalisé, a été projeté avec le film « Brief von Paris » (Expérimental, 1977, 38’) de Walérian Borowczyk, le vendredi 22 mars 2013 à 14h30. J’étais présent à la fin de la projection pour un débat avec les spectateurs. Ce film, ainsi que les autres films de ce programme, sont rares à voir sur grand écran, c’était une vraie occasion, pour les parisiens...

Synopsis de « Fatigue »

Sur des images numériques retravaillées du paysage urbain qu’arpentent de fugitives silhouettes anonymes, un monologue poétique livre une vision désenchantée du ballet fantomatique de la vie moderne.

DVD

Il y a aussi le DVD : www.quidam.fr/librairie, qui, outre le film, propose une expérience interactive inédite, entre textes et images.

Débat

Le dialogue avec les spectateurs est toujours un moment d’enrichissement mutuel, d’approfondissement, de part et d’autre, de son point de vue, de son regard. Ce film est, à mon sens, comme un long poème révolté et dépressif sur le quotidien des transport, du travail, dans une grande ville : l’être humain comme élément d’un flux, avec la ville comme métaphore d’un corps, dont les tunnels souterrains seraient les artères et les êtres humains les globules. Pas très drôle, donc ! Lors de ce débat, une personne a associé cette « dépression » à une « indignation » face aux systèmes sociaux symptomatiques. Ce avec quoi je suis entièrement d’accord. Je crois que transmettre, regarder en face, la douleur et la souffrance, dans le quotidien notamment, c’est en soi un message d’espoir et d’optimisme, au fond.