La fenêtre (anonymes)

Filmer à partir de chez soi et non pas filmer chez soi. Filmer ce que l’on voit de sa fenêtre et raconter un souvenir important sur cette image, pour le partager avec d’autres qu’on ne connaît pas. Se risquer à se laisser surprendre par le mouvement de sa propre pensée, et oser le partager. Une rencontre avec soi-même, avec son regard, avec le monde et avec les autres.

Depuis 2009, ces films que je propose à des personnes de faire, depuis la fenêtre de chez eux, souvent très intenses, car ils livrent une profonde sincérité, du fait qu’on ne voit pas leurs visages, j’ai décidé d’en déposer certains ici, pour partager l’émotion et la profondeur que j’ai pu en recevoir.

Un film de Tristan (0’05s, 2009).

Si belle poésie fragile de l’absence d’inspiration.

Un film de Nicolae (0’50s, 2009).

Un film qui cite le précédent film, fait par un de ses pairs. Citation de la façon de regarder le monde et de partager son regard.

Un film d’Erwin (1’09s, 2009).

Partager avec son petit frère la description de son lieu de regard.

Un film de Christopher (0’50s, 2009).

Sans commentaire ou presque, l’image parle seule, son langage profond et simple.

Un film de Laura (0’43s, 2009).

Simple descriptif de la fenêtre de sa chambre.

Un film d’Erwin (1’30s, 2009).

Description circonstanciée de l’univers du quotidien d’une cité provinciale.

Un film de Marie (2’14s, 2009).

Garder une trace de ce que l’on voit de chez soi et non pas de ce qu’il y a chez soi. Même si ce que l’on voit de chez soi nous semble banal, l’important est le partage de son regard.