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Kaléidoscopes

Le kaléidoscope propose une vision très « organique » des choses. Comme une métaphore visuelle de la division cellulaire, il ouvre à un champ de perceptions et d’émotions assez peu fréquenté, bien au delà du décoratif qu’il pourrait sembler incarner de prime abord. Cette figure m’a toujours questionné, je vous en propose des explorations cinématographiques.

Degré

29 juin 2014

Des portions d’un bâtiment, qui transforment les corps des humains qui les traversent.

Création vidéo de Benoît Labourdette (3’36s, 2014).


Degré


Degré Des portions d’un bâtiment, qui transforment les corps des humains qui les traversent. Création vidéo de Benoît Labourdette (3’36s, 2014). thumbnail Benoît Labourdette

Abstraction et vivant

Explorer la relation entre l’abstraction du texte et l’abstraction de l’image.

Le propre d’un kaléidoscope tel que je l’envisage est de créer une abstraction par la répétition de formes figuratives. Abstraction qui fait apparaître l’organique de choses à priori inanimées. L’organique, le vivant, est par essence mystérieux. Ainsi, l’avancée vers l’abstraction est une tentative de faire apparaître, « mécaniquement », une représentation visuelle de l’essence du vivant.

Texte et image

Un texte me semblait indispensable à ces images. Mais quel texte ? Comment créer, ou trouver, un texte de nature similaire à celle des images, ou plutôt d’une nature pouvant dialoguer réellement avec ce qui est se joue au cœur de ces images, pour servir à révéler d’autant plus ce mystère organique ?

Une évidence s’est présentée : le Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle (1854-1868), d’Eugène Viollet-le-Duc (architecte et restaurateur très interventionniste, et important, du 19è Siècle).

Le texte lu est la définition, prise dans ce dictionnaire, de l’objet architectural qui est filmé. Mais j’ai retiré du texte le nom commun désignant cet objet. Ainsi, il manque au texte le nommage de l’objet qu’il décrit, car cet objet est présent dans l’image que nous sommes en train de voir. Mais comme cette image tend vers l’abstraction, l’objet décrit par le texte reste à peu près un mystère. C’est donc l’image qui donne sa pleine dimension d’abstraction au texte. Un dialogue réel, me semble-t-il, entre image et texte, entre figuratif et abstrait.

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