Etudes pour mains

Les mains, ou plutôt la main, est un sujet qui compte pour les films tournés avec des caméras de poche : la caméra dans une main, qui filme l’autre main.

Avec les téléphones portables, filmer ses pieds était une figure récurrente, car lorsqu’on allume le téléphone, à l’horizontale, on voit ses pieds. Par contre, avec un appareil photo numérique, qu’on tient face à soi, il est vertical lorsqu’on l’allume. Alors souvent l’autre main apparaît dans l’image.

Cette main peut devenir un sujet.

Du sang sur les mains... qui n’en a pas, ne serait-ce qu’indirectement ? Un film de Benoît Labourdette (2’21s, 2010).

Guerre invisible. Un film de Benoît Labourdette (1’39s, 2010).

La nuit, les souvenirs ressurgissent. Comme dans un rêve, les gestes reviennent dans les mains, sans même qu’on s’en aperçoive. C’est notre corps qui « enregistre », qui mémorise, qui inscrit dans notre mémoire, en « repassant le film » de la journée. (...)

Un arbre au milieu d’une rue. C’est simple et banal. Mais si on explore sa surface, son écorce, on découvre des histoires. Toutes les histoires qui se sont déroulées autour, dont l’arbre conserve les traces, gravées sur lui, comme autant de tatouages. (...)

Dans un couloir du métro parisien, univers on ne peut plus urbain, des fruits émergent des murs carrelés. Un film de Benoît Labourdette (2’06s, 2010).

Tout un chacun circule, vaque à ses occupations, son travail, son sport, son corps, ses amours, son retard, son tout son temps, certains à pied, d’autres en voiture, en vélo, en vêtements légers, ou de ville. Et si, au dessus de toute cette agitation, (...)

Tout n’est qu’un jeu. Communiquer avec ses semblables, via des réseaux numérique, fait partie du jeu. Un film de Benoît Labourdette (1’38s, 2010).

Sous les pavés, la plage ! Un désir de liberté, d’épanouissement, qui aujourd’hui existe, réellement, mais n’est qu’une image. Un film de Benoît Labourdette (2’03s, 2010).

Le voyage, depuis l’invention du train, est une opération mécanique très dangereuse. D’où des musiques, mécaniques aussi. Le paysage lui aussi, est empli de ces mécanismes. Mécanismes à tous les étages. Un film de Benoît Labourdette (1’16s, (...)

La violence des images et la violence de la relation aux images, à travers le « road-movie » meurtrier d’une main. Un film de Benoît Labourdette (3’02s, 2010).

Les mains, ou plutôt la main, est un sujet qui compte pour les films tournés avec des caméras de poche : la caméra dans une main, qui filme l’autre main. Un film de Benoît Labourdette (1’25s, (...)