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Courts métrages

Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...

Vire, prochain arrêt

1er janvier 2013

Un jour, un train. Forme audiovisuelle hachée, dont émergent souvenirs d’enfance, confrontation à l’oubli de soi-même.

Un film de Benoît Labourdette (3’48, 2013).


Vire, prochain arrêt


Vire, prochain arrêt Un jour, un train. Forme audiovisuelle hachée, dont émergent souvenirs d’enfance, confrontation à l’oubli de soi-même. Un film de Benoît Labourdette (3’48, 2013). thumbnail Benoît Labourdette

Diffusions

Scratch vidéo

Le scratch vidéo est un procédé que j’avais employé pour la série « Idems, les impressions du quotidien", à la fin des années 90, c’est à dire il y a 15 ans, au tout début du montage virtuel »online«  : on pouvait alors, pour la première fois, de façon très »manuelle", scratcher les images vidéo en pleine qualité, comme on le faisait avec les disques vyniles. Cette possibilité m’avait amené à repenser la figure de l’arrêt sur image, pour chercher à creuser le réel derrière ses apparences. Le film le plus emblématique de cette recherche (et qui avait beaucoup circulé à l’époque) est peut-être La poubelle fermée.

Machinimas

Depuis quelques années, les technologies sont allées bien plus loin, avec le « machinima », le film tourné dans un jeu vidéo. De façon basique, c’est garder une trace d’une partie, et de façon plus élaborée, c’est construire une narration en utilisant la capacité de production d’images des jeux vidéo, donc, souvent : filmer une partie faite pour « faire un film », et ensuite doubler les voix des personnages.

Au delà de la technique

Je viens d’aborder des techniques, mais, bien-sûr, une technique n’a de sens que par les « nouveaux mondes » qu’elle permet d’inventer. J’emploie ici des outils du machinima, mais appliqués sur des images réelles, pour raconter à nouveau, avec les outils d’aujourd’hui, une histoire qui creuse, une façon d’arrêter l’image, qui cherche la vérité cachée au delà des apparences. Et dans ce film plus précisément, un passé, à se réapproprier. Quête identitaire, donc... au delà des images.

Les mots et les lettres

Au delà des images ? Les mots sont donc au centre de ce film. Les lettres aussi, avec ces nommages polysémiques plutôt parlants :
- Caractères (une lettre, ou un personnage).
- Polices (le contrôle...)
- Fontes (les trains en sont grandement constitués).
- Graisses (pour que ça roule/tourne, il faut que ce soit lubrifié).
- Etc.

Et peut-être même encore plus au centre que ce qu’on perçoit au premier coup d’oeil. A vous de trouver ce qui se cache...

L’image et le son

En 1997, je scratchais les images, avec un son continu. En 2013, je scratche les images et les sons. Plus d’autre continuité que le temps qui passe. Donc, les images, comme le son, sont très chaotiques. Mettez le film en plein écran, dans le noir si possible, le son fort, et vivez une expérience sensorielle. Comme parfois on plonge dans l’intensité de certains souvenirs, autrefois refoulés...