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Courts métrages

Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...

Vanité

25 juillet 2016

Songe fiévreux dans une chapelle baroque. Une vanité par les mots.

Un film de Benoît Labourdette (12’56s, 2016). Avec Bénédicte Loyen.


Vanité


Vanité Songe fiévreux dans une chapelle baroque. Une vanité par les mots. Un film de Benoît Labourdette (12’56s, 2016). Avec Bénédicte Loyen. thumbnail Benoît Labourdette

Tourné à la Chapelle des Jésuites (Chaumont).

Musique : Sonate au Clair de Lune (Ludwig Van Beethoven) interprétée par Ignaz Friedman en 1923.

« La vanité est un type particulier de nature morte, à implication philosophique, qui évoque à la fois la vie humaine et son caractère éphémère. » (Wikipedia)

Le sentiment de la vanité des choses, des êtres, peut être vécu de façon très tangible à l’occasion des confrontations à la mort, aux séparations. Dans l’art, en peinture, la nature morte avec un crâne fut une façon simple et efficace, si j’ose dire, de représenter ce point de vue philosophique, que l’on atteint plutôt dans des moments de nostalgie. Mais en cinéma, avec des images en mouvement, comment représenter cette conscience philosophique ? Ce film en est une tentative, par la confrontation du vivant et du sculpté, du décor baroque et du mouvement de caméra, de l’intérieur et de l’extérieur, de la musique et des mots, et surtout du visible et de l’invisible, le visible étant le vivant et l’invisible étant la mort, plus présente encore que le vivant malgré son apparente absence, tout comme la matière noire de l’univers.

La Vanité ou Allégorie de la vie humaine, 1646, Philippe de Champaigne