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Courts métrages

Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...

Loin

4 juin 2013

Un film de Benoît Labourdette (3’45, 2013).

« Loin, bien loin dans mes pensées, tout au fond de l’écran de mes yeux imprimés d’images électroniques. »

Aujourd’hui, nous voyons d’abord la réalité avec nos propres yeux, et les images électroniques s’y superposent, nous informent, c’est ce que l’on nomme la réalité augmentée. C’est notre réalité en devenir. Demain, ou après-demain plutôt, sans doute, verrons-nous d’abord la réalité avec les images électroniques, plus riches, complètes, informées, plus « intelligentes » que nos propres yeux. Alors la réalité de notre vision physiologique sera secondaire, et peut-être certains la percevront-ils, sous forme d’ombres, au delà de la couche principale, électronique, sans doute alors projetée directement dans notre nerf optique.

Ce film est la mise en scène du bug de l’image électronique, et de la tentative humaine, à ce moment là, de reconquête de la vision réelle. Des ombres passent. Un film contemplatif.


Loin


Loin Un film de Benoît Labourdette (3’45, 2013). « Loin, bien loin dans mes pensées, tout au fond de l’écran de mes yeux imprimés d’images électroniques. » Aujourd’hui, nous voyons d’abord la réalité avec nos propres yeux, et les images électroniques s’y superposent, nous informent, c’est ce que l’on nomme la réalité augmentée. C’est notre réalité en devenir. Demain, ou après-demain plutôt, sans doute, verrons-nous d’abord la réalité avec les images électroniques, plus riches, complètes, informées, plus « intelligentes » que nos propres yeux. Alors la réalité de notre vision physiologique sera secondaire, et peut-être certains la percevront-ils, sous forme d’ombres, au delà de la couche principale, électronique, sans doute alors projetée directement dans notre nerf optique. Ce film est la mise en scène du bug de l’image électronique, et de la tentative humaine, à ce moment là, de reconquête de la vision réelle. Des ombres passent. Un film contemplatif. thumbnail Benoît Labourdette