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Courts métrages

Je réalise des courts métrages comme un peintre fait des tableaux, dans une démarche généralement individuelle, loin des pratiques académiques de fabrication du cinéma. Certains films sont réalisés de façon très spontanée, d’autres peuvent prendre des années à mûrir. J’explore la rencontre entre l’image et le monde. Je vous propose des expériences de cinéma, qui bien souvent racontent aussi des histoires...

La pause

18 novembre 2012

Un film de Benoît Labourdette (3’36, 2012).

« La pause », ce moment de la journée de travail où les êtres humains se placent dans un état enfin non productif. J’ai capté un moment de pause des étudiants de l’université Paul Valéry (Montpellier 3), puis j’ai cherché, par le montage, par la musique (construite à partir d’extraits de Ludwig Van Beethoven), par l’addition ou la soustraction des pixels dans un plan fixe, par l’entremêlement de boucles d’images, à extraire, comme on extrait l’huile essentielle d’une fleur, une expression du sentiment intérieur collectif de « la pause », une sensation physique et temporelle, plutôt.

Projet sans doute impossible, car chacun est dans ses pensées, ses enjeux dans ce moment là, donc il n’y a pas de collectif de sensation. Mais projet quand même, recherche, quête, de ce qui traverse les êtres humains dans des moments de « communion » comme celui-là. Et comment cela peut se faire sentir, en se passant des mots, par la perception sonore et visuelle.

Il y a, dans ce film, beaucoup d’éléments petits dans l’image, il est donc vraiment mieux vu en plein écran (et dans le noir). Ce n’est pas film qui raconte une histoire, c’est un film qui propose une contemplation.


La pause


La pause Un film de Benoît Labourdette (3’36, 2012). « La pause », ce moment de la journée de travail où les êtres humains se placent dans un état enfin non productif. J’ai capté un moment de pause des étudiants de l’université Paul Valéry (Montpellier 3), puis j’ai cherché, par le montage, par la musique (construite à partir d’extraits de Ludwig Van Beethoven), par l’addition ou la soustraction des pixels dans un plan fixe, par l’entremêlement de boucles d’images, à extraire, comme on extrait l’huile essentielle d’une fleur, une expression du sentiment intérieur collectif de « la pause », une sensation physique et temporelle, plutôt. Projet sans doute impossible, car chacun est dans ses pensées, ses enjeux dans ce moment là, donc il n’y a pas de collectif de sensation. Mais projet quand même, recherche, quête, de ce qui traverse les êtres humains dans des moments de « communion » comme celui-là. Et comment cela peut se faire sentir, en se passant des mots, par la perception sonore et visuelle. Il y a, dans ce film, beaucoup d’éléments petits dans l’image, il est donc vraiment mieux vu en plein écran (et dans le noir). Ce n’est pas film qui raconte une histoire, c’est un film qui propose une contemplation. thumbnail Benoît Labourdette

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