Art plastique

La photographie, de par la nature mécanique de son fonctionnement technique, est pour moi une matière de temps plus qu’une matière visuelle : dans ses sels d’argent, ou ses pixels aujourd’hui, c’est du temps qui est capté, conservé, réinventé à chaque regard. Temps de vie, temps de vision, temps de poésie.

La peinture est la matière originelle du travail plastique, qui se relie intimement à la photographie à mon sens, car elle contient aussi le temps de son geste et de son imaginaire.

L’installation, c’est à dire l’existence dans l’espace et le temps des formes artistiques est cruciale, car il s’agit de la façon dont l’œuvre se modifie par sa mise en relation avec le spectateur.

Ces pratiques dialoguent avec mon travail de cinéaste, s’interpénètrent depuis toujours.

Revisite des principes de l’imprimerie en quadrichromie, avec des encres et des cendres. Quinze « tableaux numériques ». La reproduction mécanisée de la couleur n’utilise pas les mêmes couleurs primaires qu’en peinture. Il y en a seulement trois : (...)

Ecouter les personnes qui parlent autour de soi et noter certains de leurs mots.

L’intersection des corps de certaines lettres est la nature de cette écriture.

Comment un seul mot, le plus important des mots, révèle différentes facettes par le seul truchement de la façon qu’il a d’être écrit.

Il est interdit aux traits de se toucher. Et pourtant ils dialoguent, d’autant plus.

Les lettres de ces mots se doivent d’être les unes dans les autres, car on le leur a demandé. Elles y cherchent leur liberté.

Ces lettres là se doivent de se toucher, sans mêler leurs corps pour autant.

Où l’intersection entre les lettres ne fait pas d’exception, le mot qui d’abord semblait fuir prend sa raison.

Ici les lettres ne se touchent pas, ce qui n’enlève rien à la profondeur de leur dialogue ; c’est de l’amour courtois.

Les lettres de ces mots sont obligatoirement reliées, par le trait.

Les mots se découvrent, se dénudent, se rencontrent dans l’aventure de leur écriture à main levée.

Des explorations calligraphiques, des mots uniques inspirant leur forme d’écriture.

Un visage projeté sur un visage, ou la mise en abyme identitaire. Des images qui restent « en tête » Lors d’une journée de workshop que j’ai animée dans le cadre du Master Médias Numériques de l’Université de Grenoble en novembre 2016, j’ai photographié (...)

Série de photographies. Visages cubistes grâce aux déchirures des affiches publicitaires superposées. Sur la suggestion de la photographe Myriam Drosne, lorsqu’un « visage de papier » m’interpelle dans la ville, ses rues ou ses souterrains, j’en garde (...)

Documentaire sur l’exposition de peinture « Le fil » de Benoît Labourdette, Paris, octobre 2016. Un film de Benoît Labourdette (8’34s, 2016).

Série de 100 tableaux de Benoît Labourdette (acrylique et techniques mixtes sur toile) du format 100x100cm au format 12x12cm, 2016. Exposition dans l’atelier de l’artiste au quatrième trimestre 2016. « Au départ, j’avais un projet de film : (...)

Diffusion de l’installation vidéo « In excelsis » (Jean-Philippe Poirée-Ville, Maëlla-Mickaëlle Maréchal, Benoît Labourdette) dans le cadre du « Festival du documentaire engagé » à Bretenoux et Teyssieu (Lot). Septembre 2016, à l’initiative de Carole (...)

Série de 25 peintures sur papier 50x65cm. « Le charbon consumé dans la cheminée, qui a traîné tout le printemps, sert alors, au moment de l’arrivée de l’été, à écrire le sentiment du temps qui est passé, d’un renouveau qui s’annonce, gravant les traces de (...)

Série de photographies. Variation sur le vécu d’un trottoir parisien. Faire la prise de vue avec le corps, la main qui déclenche l’appareil photo faisant partie intégrante aussi du système optique. Sa présence devant/avec l’objectif diffracte les (...)

Installation vidéo en 4 écrans : corps humain - sculptures végétales - vidéo (projet de Jean-Philippe Poirée-Ville, Maëlla-Mickaëlle Maréchal, Benoît Labourdette). Quatre écrans circulaires, tournant en boucle : L’installation est visible en ligne. La (...)

Exposition personnelle d’œuvres vidéo récentes. La Véranda, lieu d’exposition pour la jeune création numérique en région Centre (une structure de l’association Plan libre créations), propose une exposition personnelle de mes travaux vidéo récents, les 18 (...)

Installation vidéo végétale. Dans le cadre du Festival international des jardins de Chaumont sur Loire, l’architecte-paysagiste Jean-Philippe Poirée-Ville a créé une sculpture végétale, en sous-sol, comme une grande liane en lévitation, dans le noir. (...)

Série de photographies. Les photographies en pause longue, de nuit avec mouvements d’appareil, produisent des dessins, des univers visuels souvent très esthétiques, du fait de la continuité des traits ainsi formés, qui fabriquent une harmonie (...)

Série de photographies. Une pause longue, en début de soirée au mois de juin, le long de la palissade qui couvre les travaux du Forum des Halles à Paris. Un petit parcours, juste la trace des prémices d’un projet... la pause longue est l’un de mes (...)

Série de photographies. Une machine « Photomaton » avec marketing interactif m’a frappé. J’ai fait cette série de photos pour en faire un film. Mais, en réalité, les photos en série font déjà le film, il n’est pas nécessaire de les changer de support. (...)

Série de photographies. Pendant quelques mois, à la fin de l’année 2010, je me suis attaché à photographier les caméras de surveillance, à observer les machines à travers lesquelles nous sommes observés à notre insu partout et tout le temps. Cela a (...)

Série de photographies. Les affiches publicitaires sur les murs des villes et dans les couloirs des transports en commun sont pour moi un facteur visuel extrêmement agressif. Je me suis toujours pris à rêver de villes sans signes autres que (...)

Série de photographies. Un baiser impromptu... tradition parisienne ? Et comment notre regard le transforme. Un matin en 2007, parmi les cols blancs qui courent à leurs bureaux dans les tours du quartier d’affaires parisien de La Défense, une (...)