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Colloque Mobile Création

Mon travail d’exploration des possibilités créatives des mobiles a croisé la passion de trois chercheurs (et collègues de longue date) : Laurent Creton (économiste), Laurence Allard (sociologue) et Roger Odin (sémiologue), qui m’ont proposé d’organiser ensemble la première édition du colloque Mobile Création en juin 2012.

Deuxième édition 5-6 décembre 2013.

Site officiel du colloque : www.mobilecreation.fr

Workshop par Benoît Labourdette : faire un film tous ensemble

20 juin 2012

J’ai toujours pensé que pour parler d’une « matière », il fallait la connaître, c’est à dire la travailler soi-même. Ce colloque parle de mobile et de création, il m’a donc semblé évident qu’il fallait qu’il contienne un moment de workshop, de proposition créative.

J’ai donc, après avoir évoqué et discuté de ces enjeux, proposé la réalisation d’un film collectif, que vous pouvez voir ici.

Ce travail, qui semble simple, amène en fait à beaucoup d’élaborations intellectuelles. Je n’en citerai qu’une : la temporalité. Le fait de vivre le temps du tournage d’un film, puis de voir tout de suite le film (car le tournage que j’avais proposé était en plan-séquence), permet de prendre conscience, par le vécu, de la différence, totale, de perception du temps entre le temps du tournage et celui de la projection, le temps du réalisateur et celui du spectateur. Cette conscience amène à penser différemment ce que c’est qu’un objet filmique.


Film collectif réalisé pendant le colloque Mobile Création 2012


Film collectif réalisé pendant le colloque Mobile Création 2012 J’ai toujours pensé que pour parler d’une « matière », il fallait la connaître, c’est à dire la travailler soi-même. Ce colloque parle de mobile et de création, il m’a donc semblé évident qu’il fallait qu’il contienne un moment de workshop, de proposition créative. J’ai donc, après avoir évoqué et discuté de ces enjeux, proposé la réalisation d’un film collectif, que vous pouvez voir ici. Ce travail, qui semble simple, amène en fait à beaucoup d’élaborations intellectuelles. Je n’en citerai qu’une : la temporalité. Le fait de vivre le temps du tournage d’un film, puis de voir tout de suite le film (car le tournage que j’avais proposé était en plan-séquence), permet de prendre conscience, par le vécu, de la différence, totale, de perception du temps entre le temps du tournage et celui de la projection, le temps du réalisateur et celui du spectateur. Cette conscience amène à penser différemment ce que c’est qu’un objet filmique. thumbnail Benoît Labourdette

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