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Projets numériques participatifs

Dans le cadre d’événements culturels, festivals de cinéma, de théâtre, lancement d’expositions, ou dans le cadre scolaire, propositions d’actions culturelles innovantes et participatives avec le numérique.

Rencontres régionales Passeurs d’images Rhône Alpes : réalisation d’un film collectif à 80 personnes

7 octobre 2017

Création collaborative d’un film pour 80 personnes.

Les Rencontres Régionales Passeurs d’images de la Région Rhône-Alpes, organisées par l’Acrira (Amaury Piotin) au cinéma du Pôle culturel La Turbine (Michel Caré François Bonifacj) le 7 octobre 2017, ont rassemblé une centaine de jeunes qui ont participé à des ateliers d’éducation aux images pendant l’année. J’ai proposé dans le cadre de cette journée la réalisation d’un film collectif avec tous les participants. Pourquoi et comment ?

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Faire collaborer un grand nombre de personnes

Comment fait-on collaborer un grand nombre de personnes, avec l’exigence que chacun s’exprime ? C’est un point important, car le projet n’est pas d’instrumentaliser des jeunes pour pouvoir afficher un bilan quantitatif, le projet est que chacun sorte de cette expérience enrichi, nourri, en termes d’éducation aux images et de vécu.

Il me semble précieux d’être en capacité d’ouvrir les individus à la créativité, même dans des groupes nombreux. Mais comment faire ?

J’ai imaginé il y a quelques années le dispositif que j’ai employé ici. Plusieurs étapes :

  1. En fin de matinée, nous donnons un thème, et je propose aux participants d’associer des mots et phrases autour de ce thème, que j’écris à l’écran. Moment très ludique, qui induit une connaissance les uns des autres.
  2. Le thème donné était « La joie » (proposé par Elodie Pelloux), et en un quart d’heure, voici les mots qui en sont sortis : <span class="caps">JPEG</span> - 634.2 ko
  3. Puis, j’ai constitué des petits groupes, de 4 personnes (ceux qui sont assis à côté les uns des autres). Chaque groupe a un numéro.
  4. Et enfin, pour l’heure du repas, je donne la consigne : chaque groupe va choisir un des mots (ce ne sont donc pas des mots imposés, ce sont les leurs), et va réaliser, avec leur téléphone, une photo mise en scène, dont ce mot sera la légende. Donc chaque groupe va imaginer un décor, des acteurs, des costumes, accessoires, ou faire des photos avec des objets, c’est libre.
  5. On sait que lorsqu’on change la légende d’une image, on peut en changer radicalement le sens. Là c’est l’expérience inverse : penser une image qui va être construite, en rapport avec le mot qui sera sa légende. Opposition, soulignement, humour, distanciation...
  6. Pendant l’heure du midi, je suis accompagné par deux cinéastes intervenants, Elodie Pelloux et Yoann Demoz. Nous avons chacun avec un ordinateur portable, pour pouvoir récupérer les images des groupes (20 groupes). Nous pouvons les conseiller, les inviter à refaire leur photo. Il y a un véritable accompagnement.
  7. L’après-midi, je réalise un montage vidéo des photos les unes après les autres, introduites chacune par les noms des participants. Ainsi, pendant le visionnage, les noms apparaissent avant la photo, produisant une petite dramaturgie, un désir de voir la photo que ces personnes ont faite. <span class="caps">JPEG</span> - 96.6 ko
  8. Je mets sur les images de ce « film-diaporama » une musique faite par certains jeunes, ce qui permet de les valoriser. Les photos proposent chacune un vrai univers, travaillé, construit par les participants, et se mettent en relation les unes avec les autres, créant un sens, un esprit général. Le film est ainsi une véritable création collaborative, riche de l’apport de chacun et à la portée plus ample. <span class="caps">JPEG</span> - 361.1 ko <span class="caps">JPEG</span> - 240.9 ko
  9. A la fin de la journée, le film est projeté dans la salle de cinéma. C’est un moment saisissant, car les images en grand, et confrontées les unes aux autres, font apparaître une forme « d’intelligence collective », de narration. La projection est suivie d’une discussion. <span class="caps">JPEG</span> - 585.5 ko
  10. J’ai aussi mis le film en ligne immédiatement. Il est accessible via un QR Code que j’affiche à l’écran pour qu’il soit photographié. Ainsi chacun pourra se réapproprier le film, le diffuser dans sa propre communauté. Cette création unique a donc le potentiel de faire sens dans la vie réelle de chacun. <span class="caps">JPEG</span> - 309.8 ko

Le film

Voici le film réalisé, « La joie », qui dure 5’20s.


La joie


La joie Création collaborative d’un film pour 80 personnes. Les Rencontres Régionales Passeurs d’images de la Région Rhône-Alpes, organisées par l’Acrira (Amaury Piotin) au cinéma du Pôle culturel La Turbine (Michel Caré François Bonifacj) le 7 octobre 2017, ont rassemblé une centaine de jeunes qui ont participé à des ateliers d’éducation aux images pendant l’année. J’ai proposé dans le cadre de cette journée la réalisation d’un film collectif avec tous les participants. Pourquoi et comment ? <span class="caps">JPEG</span> - 412.8 ko

Faire collaborer un grand nombre de personnes

Comment fait-on collaborer un grand nombre de personnes, avec l’exigence que chacun s’exprime ? C’est un point important, car le projet n’est pas d’instrumentaliser des jeunes pour pouvoir afficher un bilan quantitatif, le projet est que chacun sorte de cette expérience enrichi, nourri, en termes d’éducation aux images et de vécu. Il me semble précieux d’être en capacité d’ouvrir les individus à la créativité, même dans des groupes nombreux. Mais comment faire ? J’ai imaginé il y a quelques années le dispositif que j’ai employé ici. Plusieurs étapes :
  1. En fin de matinée, nous donnons un thème, et je propose aux participants d’associer des mots et phrases autour de ce thème, que j’écris à l’écran. Moment très ludique, qui induit une connaissance les uns des autres.
  2. Le thème donné était « La joie » (proposé par Elodie Pelloux), et en un quart d’heure, voici les mots qui en sont sortis : <span class="caps">JPEG</span> - 634.2 ko
  3. Puis, j’ai constitué des petits groupes, de 4 personnes (ceux qui sont assis à côté les uns des autres). Chaque groupe a un numéro.
  4. Et enfin, pour l’heure du repas, je donne la consigne : chaque groupe va choisir un des mots (ce ne sont donc pas des mots imposés, ce sont les leurs), et va réaliser, avec leur téléphone, une photo mise en scène, dont ce mot sera la légende. Donc chaque groupe va imaginer un décor, des acteurs, des costumes, accessoires, ou faire des photos avec des objets, c’est libre.
  5. On sait que lorsqu’on change la légende d’une image, on peut en changer radicalement le sens. Là c’est l’expérience inverse : penser une image qui va être construite, en rapport avec le mot qui sera sa légende. Opposition, soulignement, humour, distanciation...
  6. Pendant l’heure du midi, je suis accompagné par deux cinéastes intervenants, Elodie Pelloux et Yoann Demoz. Nous avons chacun avec un ordinateur portable, pour pouvoir récupérer les images des groupes (20 groupes). Nous pouvons les conseiller, les inviter à refaire leur photo. Il y a un véritable accompagnement.
  7. L’après-midi, je réalise un montage vidéo des photos les unes après les autres, introduites chacune par les noms des participants. Ainsi, pendant le visionnage, les noms apparaissent avant la photo, produisant une petite dramaturgie, un désir de voir la photo que ces personnes ont faite. <span class="caps">JPEG</span> - 96.6 ko
  8. Je mets sur les images de ce « film-diaporama » une musique faite par certains jeunes, ce qui permet de les valoriser. Les photos proposent chacune un vrai univers, travaillé, construit par les participants, et se mettent en relation les unes avec les autres, créant un sens, un esprit général. Le film est ainsi une véritable création collaborative, riche de l’apport de chacun et à la portée plus ample. <span class="caps">JPEG</span> - 361.1 ko <span class="caps">JPEG</span> - 240.9 ko
  9. A la fin de la journée, le film est projeté dans la salle de cinéma. C’est un moment saisissant, car les images en grand, et confrontées les unes aux autres, font apparaître une forme « d’intelligence collective », de narration. La projection est suivie d’une discussion. <span class="caps">JPEG</span> - 585.5 ko
  10. J’ai aussi mis le film en ligne immédiatement. Il est accessible via un QR Code que j’affiche à l’écran pour qu’il soit photographié. Ainsi chacun pourra se réapproprier le film, le diffuser dans sa propre communauté. Cette création unique a donc le potentiel de faire sens dans la vie réelle de chacun. <span class="caps">JPEG</span> - 309.8 ko

Le film

Voici le film réalisé, « La joie », qui dure 5’20s.
thumbnail Benoît Labourdette

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