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Le jour le plus court

« Le jour le plus court » est la fête annuelle du court métrage en France, le 21 décembre de chaque année, proposée par le CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée), depuis 2011.

J’ai participé à la création de cet événement en 2011, en tant que co-directeur artistique, directeur de la médiation culturelle et directeur technique. La co-directrice artistique était Isabelle Massot, et la coordinatrice générale Sonia Jossifort.

6000 projections ont eu lieu le 21 décembre 2011, plus de 10 000 projections le 21 décembre 2012... En 2012, faute de temps, je n’ai pas pu accompagner la deuxième année du « Jour le plus court », mais je l’ai accompagné à nouveau en 2013, en tant que directeur du développement des pratiques culturelles et directeur technique. Depuis 2014, son organisation a été reprise en interne par l’Agence du court métrage.

Fondements du Jour le plus court

21 décembre 2011

La naissance

« Le jour le plus court » est né d’une dynamique de professionnels du cinéma, qui ont proposé début 2011 au président du CNC, Eric Garandeau, ce concept d’une fête nationale du court métrage, un peu sur le modèle de la Fête de la musique (qui a lieu le 21 juin, jour le plus long de l’année). Eric Garandeau s’en est saisi, en a perçu la dimension fédératrice, à la fois pour les professionnels du cinéma, et pour une visibilité publique plus importante du court métrage, c’est à dire du cinéma indépendant. Il s’est très fortement investi dans le projet, et a très tôt rassemblé une équipe : Isabelle Massot en tant que co-directrice artistique, d’abord, puis moi-même, en tant que co-directeur artistique, directeur de la médiation culturelle et directeur technique. Et enfin Sonia Jossifort en tant que coordinatrice générale (nous sommes tous les quatre sur cette photo de la soirée de lancement du Jour le plus court 2011).

Les dynamismes coordonnés d’Eric Garandeau et d’Isabelle Massot ont porté le projet, et nous l’avons construit ensemble. Avec le très grand investissement d’Anne Cochard, directrice du territoire et des publics du CNC avec ses équipes, de Milvia Pandiani, directrice de la communication du CNC et son équipe, ainsi que de Nathalie Mercier, directrice de la communication du Musée du Quai Branly, la « bonne étoile » du Jour le plus court.

Le concept et le travail

Il s’agit d’une fête participative, décloisonnée, c’est à dire que les films sont visibles dans tous types de lieux, et ce sont tous types de films : amateurs, professionnels, expérimentaux, d’animation, fictions, documentaires, web...

Le but est de permettre à chacun, qu’il soit individuel, association, professionnel, d’organiser librement une initiative festive autour du court métrage, que ce soit pour faire découvrir les films qu’il aime et défend au public, montrer ses propres films... Cette initiative étant légitimée par le « label » du Jour le plus court et bénéficiant de sa communication nationale.

Ma fonction de directeur de la médiation culturelle était nécessaire à cet endroit là, pour amener tout un chacun à s’approprier le projet de projeter des films, d’organiser une vraie séance de cinéma. Trouver les voies, les modalités, les dialogues nécessaires pour que chacun puisse s’approprier le projet.

Eric Garandeau a fait, en permanence, connaître le projet dans tous les lieux qu’il a traversés, a lancé mille projets de collaborations. Isabelle Massot a mis en place la structure globale du projet, les partenariats les plus importants, et la dynamique d’ensemble. Sonia Jossifort a coordonné quelque chose d’énorme. Et les équipes du CNC, au service communication notamment, ont porté la conception, la fabrication et la circulation des outils de communication, ce qui était énorme.

La mise en œuvre

Pour que cela puisse fonctionner, nous avons créé et mis en place quatre outils principaux :
- Une communication et des conseils disponibles pour tous, qu’ils soient professionnels du cinéma ou pas du tout.
- 250 films aux droits payés disponibles gratuitement (via l’Agence du court métrage) pour diffusion le 21 décembre, permettant à tout un chacun d’organiser une projection de films de qualité.
- Une plateforme web pour l’inscription de sa manifestation dans le programme national et l’indication de sa programmation de films.
- Une communication nationale.

Le travail de mise en œuvre a été mené par :
- L’équipe du Jour le plus court.
- Les services du CNC.
- L’agence du court métrage.

Il a fallu accompagner certains des participants, au delà de nos outils « modes d’emploi », parfois de façon très attentive, afin que leurs programmes de films fonctionnent, qu’ils soient inscrits dans le site, que leurs projections soient techniquement réussies, etc. D’où la nécessité d’avoir une véritable direction technique au sein de l’équipe du Jour le plus court, fonction que j’ai assurée, en plus de la co-direction artistique et de la direction de la médiation culturelle.

Le réseau

Avec un vaste mailing pendant l’été 2011, nous avons informé un maximum d’acteurs culturels et sociaux en France de l’existence du Jour le plus court, afin de commencer à constituer le réseau. L’une des difficultés étant de proposer quelque chose de nouveau, qui devait trouver sa complémentarité avec les actions déjà existantes pour la promotion du court métrage, nombreuses et de grande valeur sur le territoire français.

Pour que ces actions soient organisées, efficaces et pérennes, j’ai mis en œuvre dès le tout début du travail la construction d’une base de données relationnelles partagée, vaste chantier technique évolutif (méthodes agiles), qui permis de gérer nos informations.

Le résultat

La première édition du « Jour le plus court » en 2011 fut un grand succès, avec plus de 6000 séances de courts métrages organisées ce jour-là, dans des salles de cinéma, cafés, gares, cours d’immeubles, appartements... en France et à l’international.

La deuxième édition du Jour le plus Court en 2012 a confirmé le succès de la fête du court métrage avec 2,5 millions de participants et 10 000 événements.