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Ateliers pédagogiques Pocket Films

J’ai développé des concepts d’ateliers de réalisation de films avec caméras de poche à destination de tous publics, y compris des adolescents. Très efficaces, créatifs, valorisants pour les jeunes, donc constructifs, tout en étant très ludiques. C’est une pratique que je fais évoluer au fur et à mesure de l’avancée des technologies, de leurs usages et de leurs problématiques, et que je transmets lors de formations professionnelles.

J’ai animé, depuis 2006, des dizaines d’ateliers de réalisation dans le concept « Pocket Films ». Seulement quelques exemples récents sont présentés ici.

Festival de films de femmes de Créteil - Réalisation d’un film collectif

17 mars 2015

Réalisation d’un film collectif par une classe de 4e au Festival International de Films de Femmes de Créteil.

Le Festival International de Films de Femmes de Créteil propose chaque année un atelier de réalisation de films avec téléphone portable / appareil photo, que j’anime.

Enjeux de l’atelier de réalisation

  • Inviter les jeunes participants à une démarche créative exigeante, sur un court laps de temps.
  • Sensibiliser aux questions de sexisme, à l’importance de l’expression féminine dans la société.
  • Finaliser un film, qui pourra être diffusé après en dehors de l’atelier, qui a donc une réelle existence hors du cadre pédagogique.

Déroulement de cette séance

  • Une classe de 28 élèves. Pour lancer la dynamique, et instituer un espace d’expression et de dialogue, je commence par leur demander des titres de films qu’ils aiment, et je les note à l’écran. Il s’agit de donner la parole. C’est le moment où l’on pose le cadre de la médiation : on écoute ce qui vient de l’autre. Dans la mesure où le but de l’atelier est d’inviter chacun à s’exprimer à travers un film, il convient à mon sens, dès le départ, de poser un espace où la parole de chacun est écoutée et prend de l’importance dans l’espace collectif.
  • Par ailleurs, cela permet de découvrir la culture cinématographique des élèves, qui est parfois surprenante, et de se découvrir des liens avec eux qu’on ne supposait pas. Par exemple les élèves de cette classe étaient étonamment cinéphiles, et l’un d’entre eux fan de Stanley Kubrick. Cela institue un vrai lieu de dialogue entre les élèves et l’animateur, et entre les élèves eux-mêmes (dans cet exemple, les autres, qui découvrent l’existence de Stanley Kubrick).
  • Ensuite, nous cherchons les noms des réalisateurs des films. On en trouve assez peu, et on trouve en immense majorité des hommes.
  • Puis je leur demande pourquoi il n’y a que très peu de femmes. On aurait envie, tout de suite, d’entendre les réponses qui nous rassureraient, mais plusieurs filles disent que c’est que les femmes ont peut être moins d’inspiration que les hommes, ou qu’elles veulent moins se montrer... Un garçon dit que c’est peut-être que le milieu du cinéma est ancien et date d’une époque où les hommes avaient plus de pouvoir. Etre dans l’écoute, dans le dialogue, pas dans le jugement, c’est à dire dans l’élaboration, modeste, d’une pensée un peu plus précises de l’enjeu politique au sens large de la relation de la culture dominante à la place des femmes. Une discussion simple et importante.
  • Et nous élaborons, avec écriture à l’écran aussi, le rôle du réalisateur, puisque je leur propose d’être réalisateurs d’un film collectif, encore faut-il définir préalablement ce que fait le réalisateur.
  • Enfin, je leur pose la question de ce que les films leur apportent, et je le note à l’écran.
  • A partir de tous ces éléments, nous discutons sur la différence entre les images amateur du quotidien et les projets de création artistique.
  • Et nous arrivons à la préparation de la réalisation du film : un plan-séquence, dans lequel la caméra va passer de main en main, chacun devra filmer un objet « féminin » (une chaussure et pas un stylo par exemple), et lui donner la parole, qu’il s’exprime à l’écran sur sa vie. Donc une proposition ludique, mais difficile, car le film étant fait en une seule fois, il faut une très grande écoute les uns des autres.
  • Nous faisons trois prises successives, réussies pour les trois, avec visionnage du film, en grand, dans le noir, entre chaque prise. Ainsi, les élèves se rendent compte de ce que cela donne, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et sont extrêmement motivés pour le recommencer, l’améliorer.
  • L’enjeu, que j’avais posé dès le départ, était que le film soit diffusé, que ce ne soit pas juste un exercice, mais un film qu’ils partagent. Donc, une heure après l’atelier, j’avais mis le film en ligne à une adresse que je leur avais donnée, afin qu’ils puissent le récupérer, et en faire ce qu’ils veulent.

Un film qui vit, un vrai film, fait en trois heures, dans une démarche simple techniquement, mais artistiquement très exigeante. Le voici :


Une...


Une... Réalisation d’un film collectif par une classe de 4e au Festival International de Films de Femmes de Créteil. Le Festival International de Films de Femmes de Créteil propose chaque année un atelier de réalisation de films avec téléphone portable / appareil photo, que j’anime.

Enjeux de l’atelier de réalisation

  • Inviter les jeunes participants à une démarche créative exigeante, sur un court laps de temps.
  • Sensibiliser aux questions de sexisme, à l’importance de l’expression féminine dans la société.
  • Finaliser un film, qui pourra être diffusé après en dehors de l’atelier, qui a donc une réelle existence hors du cadre pédagogique.

Déroulement de cette séance

  • Une classe de 28 élèves. Pour lancer la dynamique, et instituer un espace d’expression et de dialogue, je commence par leur demander des titres de films qu’ils aiment, et je les note à l’écran. Il s’agit de donner la parole. C’est le moment où l’on pose le cadre de la médiation : on écoute ce qui vient de l’autre. Dans la mesure où le but de l’atelier est d’inviter chacun à s’exprimer à travers un film, il convient à mon sens, dès le départ, de poser un espace où la parole de chacun est écoutée et prend de l’importance dans l’espace collectif.
  • Par ailleurs, cela permet de découvrir la culture cinématographique des élèves, qui est parfois surprenante, et de se découvrir des liens avec eux qu’on ne supposait pas. Par exemple les élèves de cette classe étaient étonamment cinéphiles, et l’un d’entre eux fan de Stanley Kubrick. Cela institue un vrai lieu de dialogue entre les élèves et l’animateur, et entre les élèves eux-mêmes (dans cet exemple, les autres, qui découvrent l’existence de Stanley Kubrick).
  • Ensuite, nous cherchons les noms des réalisateurs des films. On en trouve assez peu, et on trouve en immense majorité des hommes.
  • Puis je leur demande pourquoi il n’y a que très peu de femmes. On aurait envie, tout de suite, d’entendre les réponses qui nous rassureraient, mais plusieurs filles disent que c’est que les femmes ont peut être moins d’inspiration que les hommes, ou qu’elles veulent moins se montrer... Un garçon dit que c’est peut-être que le milieu du cinéma est ancien et date d’une époque où les hommes avaient plus de pouvoir. Etre dans l’écoute, dans le dialogue, pas dans le jugement, c’est à dire dans l’élaboration, modeste, d’une pensée un peu plus précises de l’enjeu politique au sens large de la relation de la culture dominante à la place des femmes. Une discussion simple et importante.
  • Et nous élaborons, avec écriture à l’écran aussi, le rôle du réalisateur, puisque je leur propose d’être réalisateurs d’un film collectif, encore faut-il définir préalablement ce que fait le réalisateur.
  • Enfin, je leur pose la question de ce que les films leur apportent, et je le note à l’écran.
  • A partir de tous ces éléments, nous discutons sur la différence entre les images amateur du quotidien et les projets de création artistique.
  • Et nous arrivons à la préparation de la réalisation du film : un plan-séquence, dans lequel la caméra va passer de main en main, chacun devra filmer un objet « féminin » (une chaussure et pas un stylo par exemple), et lui donner la parole, qu’il s’exprime à l’écran sur sa vie. Donc une proposition ludique, mais difficile, car le film étant fait en une seule fois, il faut une très grande écoute les uns des autres.
  • Nous faisons trois prises successives, réussies pour les trois, avec visionnage du film, en grand, dans le noir, entre chaque prise. Ainsi, les élèves se rendent compte de ce que cela donne, ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et sont extrêmement motivés pour le recommencer, l’améliorer.
  • L’enjeu, que j’avais posé dès le départ, était que le film soit diffusé, que ce ne soit pas juste un exercice, mais un film qu’ils partagent. Donc, une heure après l’atelier, j’avais mis le film en ligne à une adresse que je leur avais donnée, afin qu’ils puissent le récupérer, et en faire ce qu’ils veulent.
Un film qui vit, un vrai film, fait en trois heures, dans une démarche simple techniquement, mais artistiquement très exigeante. Le voici :
thumbnail Benoît Labourdette

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