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Ateliers films avec drones

Le drone se « démocratise », commence à entrer dans notre quotidien. Le monde vu d’en haut, le monde réel vu par cet oeil volant, désincarné, comme dans notre vision des mondes virtuels... notre représentation du monde change, du fait de ce nouveau « regard », qui se répand.

Mais quel est le point de vue de cet oeil désincarné ? Quel positionnement politique porte-t-il ? Quelles nouvelles esthétiques en découlent ? Quels rapports au corps, au territoire, à l’architecture s’y déploient ? Bref, que se passe-t-il pour notre vision du monde ?

Il me semble important d’explorer l’usage de ces machines dans leur dimension d’objets de production d’images. Des workshops pour des usages détournés, créatifs, distanciés, pour ne pas perdre l’esprit critique !

Festival Infilmement petit : workshop drones adolescents

21 mars 2015

Explorer et questionner l’imaginaire du drone en actes par la réalisation d’un film collectif.

Festival Infilmement petit

Dans le cadre de la 4e édition du festival de cinéma pour collégiens et lycéens Infilmement petit, j’ai proposé un workshop de création de films avec drone. Ce festival de grande qualité est centré sur la créativité, les écritures singulières. Il est né de la suggestion de Serge Tisseron, en appui sur les concepts du Festival Pocket Films dont je suis le fondateur.

Exploration du drone

Le drone est un « objet regardeur » (entre autres) qui arrive dans nos vies, dans le quotidien, et va produire de plus en plus des images qui nous entourent, qui induisent nos représentations. Il me semble que proposer l’exploration, dès le départ, des potentialités de création avec cet outil est une démarche nécessaire « d’éducation ».

Démarche pédagogique

Deux ateliers de deux heures avec deux petits groupes d’adolescents (principalement des quatrième).

Après une discussion sur les enjeux du drone et des tests de tournage d’image dans la salle où nous étions installés, j’ai proposé aux jeunes d’imaginer, à partir de cette matière, d’inventer une idée de film, de tournage et d’interprétation, avec le drone. Les deux groupes ont travaillé principalement sur la thématique de la peur. Ils ont décidé du canevas du scénario, me disant comment ils souhaitaient que je pilote le drone, et étaient acteurs dans le film.

Le travail s’est fait par improvisation sur ce canevas, en deux ou trois prises, avec adaptations après visionnages du résultat. Le drone n’enregistre pas le son, ce qui permettait de parler pendant le tournage. Nous avons enregistré la bande son à posteriori, en visionnant le film. La bande image et la bande son sont toutes deux des plans séquence. Aucun montage n’a été fait, à part mettre les deux ensemble.

Les films

Le deux films ont été projetés le soir du festival avant la remise des prix. Les deux groupes ont ainsi vu mutuellement le travail des autres. Il y avait aussi les autres jeunes (qui avaient participé à d’autres ateliers l’après-midi), qui ont découvert les films.

Dès le départ, ces films étaient faits, présentés comme tels, pour être montrés publiquement, ce qui invite les participants à plus d’investissement dans le travail.

Résultat de l’atelier

L’enjeu d’un tel type d’atelier n’est pas de faire faire les films « les plus parfaits possibles » (d’ailleurs, en deux heures de temps pour un groupe de 15 personnes, ce serait difficile), mais d’aborder, de façon concentrée, ludique et réelle (par la projection publique du film), la problématique de l’image avec les nouvelles technologies. Ce qui compte, c’est la force du vécu de l’expérience de chacun, à partir de laquelle chaque personne fera son propre cheminement, sa propre élaboration.


Le fantôme


Le fantôme Explorer et questionner l’imaginaire du drone en actes par la réalisation d’un film collectif.

Festival Infilmement petit

Dans le cadre de la 4e édition du festival de cinéma pour collégiens et lycéens Infilmement petit, j’ai proposé un workshop de création de films avec drone. Ce festival de grande qualité est centré sur la créativité, les écritures singulières. Il est né de la suggestion de Serge Tisseron, en appui sur les concepts du Festival Pocket Films dont je suis le fondateur.

Exploration du drone

Le drone est un « objet regardeur » (entre autres) qui arrive dans nos vies, dans le quotidien, et va produire de plus en plus des images qui nous entourent, qui induisent nos représentations. Il me semble que proposer l’exploration, dès le départ, des potentialités de création avec cet outil est une démarche nécessaire « d’éducation ».

Démarche pédagogique

Deux ateliers de deux heures avec deux petits groupes d’adolescents (principalement des quatrième). Après une discussion sur les enjeux du drone et des tests de tournage d’image dans la salle où nous étions installés, j’ai proposé aux jeunes d’imaginer, à partir de cette matière, d’inventer une idée de film, de tournage et d’interprétation, avec le drone. Les deux groupes ont travaillé principalement sur la thématique de la peur. Ils ont décidé du canevas du scénario, me disant comment ils souhaitaient que je pilote le drone, et étaient acteurs dans le film. Le travail s’est fait par improvisation sur ce canevas, en deux ou trois prises, avec adaptations après visionnages du résultat. Le drone n’enregistre pas le son, ce qui permettait de parler pendant le tournage. Nous avons enregistré la bande son à posteriori, en visionnant le film. La bande image et la bande son sont toutes deux des plans séquence. Aucun montage n’a été fait, à part mettre les deux ensemble.

Les films

Le deux films ont été projetés le soir du festival avant la remise des prix. Les deux groupes ont ainsi vu mutuellement le travail des autres. Il y avait aussi les autres jeunes (qui avaient participé à d’autres ateliers l’après-midi), qui ont découvert les films. Dès le départ, ces films étaient faits, présentés comme tels, pour être montrés publiquement, ce qui invite les participants à plus d’investissement dans le travail.

Résultat de l’atelier

L’enjeu d’un tel type d’atelier n’est pas de faire faire les films « les plus parfaits possibles » (d’ailleurs, en deux heures de temps pour un groupe de 15 personnes, ce serait difficile), mais d’aborder, de façon concentrée, ludique et réelle (par la projection publique du film), la problématique de l’image avec les nouvelles technologies. Ce qui compte, c’est la force du vécu de l’expérience de chacun, à partir de laquelle chaque personne fera son propre cheminement, sa propre élaboration.
thumbnail Benoît Labourdette

Drone attaque


Drone attaque Explorer et questionner l’imaginaire du drone en actes par la réalisation d’un film collectif.

Festival Infilmement petit

Dans le cadre de la 4e édition du festival de cinéma pour collégiens et lycéens Infilmement petit, j’ai proposé un workshop de création de films avec drone. Ce festival de grande qualité est centré sur la créativité, les écritures singulières. Il est né de la suggestion de Serge Tisseron, en appui sur les concepts du Festival Pocket Films dont je suis le fondateur.

Exploration du drone

Le drone est un « objet regardeur » (entre autres) qui arrive dans nos vies, dans le quotidien, et va produire de plus en plus des images qui nous entourent, qui induisent nos représentations. Il me semble que proposer l’exploration, dès le départ, des potentialités de création avec cet outil est une démarche nécessaire « d’éducation ».

Démarche pédagogique

Deux ateliers de deux heures avec deux petits groupes d’adolescents (principalement des quatrième). Après une discussion sur les enjeux du drone et des tests de tournage d’image dans la salle où nous étions installés, j’ai proposé aux jeunes d’imaginer, à partir de cette matière, d’inventer une idée de film, de tournage et d’interprétation, avec le drone. Les deux groupes ont travaillé principalement sur la thématique de la peur. Ils ont décidé du canevas du scénario, me disant comment ils souhaitaient que je pilote le drone, et étaient acteurs dans le film. Le travail s’est fait par improvisation sur ce canevas, en deux ou trois prises, avec adaptations après visionnages du résultat. Le drone n’enregistre pas le son, ce qui permettait de parler pendant le tournage. Nous avons enregistré la bande son à posteriori, en visionnant le film. La bande image et la bande son sont toutes deux des plans séquence. Aucun montage n’a été fait, à part mettre les deux ensemble.

Les films

Le deux films ont été projetés le soir du festival avant la remise des prix. Les deux groupes ont ainsi vu mutuellement le travail des autres. Il y avait aussi les autres jeunes (qui avaient participé à d’autres ateliers l’après-midi), qui ont découvert les films. Dès le départ, ces films étaient faits, présentés comme tels, pour être montrés publiquement, ce qui invite les participants à plus d’investissement dans le travail.

Résultat de l’atelier

L’enjeu d’un tel type d’atelier n’est pas de faire faire les films « les plus parfaits possibles » (d’ailleurs, en deux heures de temps pour un groupe de 15 personnes, ce serait difficile), mais d’aborder, de façon concentrée, ludique et réelle (par la projection publique du film), la problématique de l’image avec les nouvelles technologies. Ce qui compte, c’est la force du vécu de l’expérience de chacun, à partir de laquelle chaque personne fera son propre cheminement, sa propre élaboration.
thumbnail Benoît Labourdette

Matériel

J’ai utilisé pour cet atelier le drone Parrot Bebop, dernière génération sortie, qui produit des images extrêmement singulières, « robotiques », assez fascinantes à explorer. C’est pour moi la première utilisation de ce drone. Il a aussi le grand avantage de ne pas être dangereux en cas de choc avec un humain, ce qui est indispensable pour proposer un atelier !

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