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Ateliers Cinéma d’animation

Traditionnellement, la réalisation d’un film d’animation est une opération très longue, qui demande un investissement des participants sur une longue durée. Avec les méthodes « Pocket Films », il est possible de réaliser et faire réaliser des films d’animation, modestes dans la technique mais ambitieux dans le fond, sur des temporalités nettement plus courtes. Voici quelques exemples de concepts et mises en œuvre.

CCAS : Ateliers films d’animation sur la thématique du travail

19 février 2017

Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail.

Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour.

Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film.

Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale.

Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet.

À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique.

Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques.

Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration.

Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité.

Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public.

L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017.

Alice Posiere


Épanouissement personnel


Épanouissement personnel Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail. Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour. Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film. Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale. Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet. À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique. Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques. Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration. Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité. Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public. L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017. Alice Posiere
thumbnail Benoît Labourdette

L’Avenir positif


L’Avenir positif Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail. Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour. Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film. Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale. Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet. À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique. Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques. Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration. Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité. Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public. L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017. Alice Posiere
thumbnail Benoît Labourdette

Le Travail rêvé


Le Travail rêvé Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail. Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour. Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film. Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale. Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet. À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique. Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques. Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration. Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité. Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public. L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017. Alice Posiere
thumbnail Benoît Labourdette

Relève des compteurs


Relève des compteurs Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail. Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour. Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film. Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale. Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet. À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique. Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques. Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration. Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité. Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public. L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017. Alice Posiere
thumbnail Benoît Labourdette

Sélection


Sélection Deux ateliers de réalisation de films d’animation (dessins filmés et commentés) proposés aux agents des industries électriques et gazières sur la thématique du travail. Dans le cadre de ses activités culturelles, La Caisse Centrale d’Activités Sociales (le comité d’entreprise d’EDF) se questionne au sujet des pratiques amateurs. Les propositions participatives peinent généralement à mobiliser, c’est pourquoi la CCAS est à la recherche d’idées innovantes afin de permettre à ses salariés de créer et s’exprimer. Par ailleurs, elle mène une réflexion autour de la thématique du travail et a pensé intéressant que ses salariés y réfléchissent également. C’est pour tenter de répondre à ces problématiques que ce projet d’atelier de réalisation de films a vu le jour. Un premier atelier a été mis en place sur deux jours en mai 2016, dans le cadre du Festival d’Énergies (Soulac-sur-Mer), dans un stand ouvert à tous. Le second atelier a eu lieu en décembre 2016 dans un restaurant d’entreprise de Poitiers, offrant aux salariés la possibilité de participer à l’atelier avant ou après le repas.
Grâce au cadre léger de l’atelier, une cinquantaine de films ont été réalisés sur des temps assez courts.

Le dessin filmé et commenté, un dispositif simple pour une diversité d’approches

Cet atelier propose à ceux qui le souhaitent de s’arrêter quelques instants à une table pour faire un dessin sur la thématique du travail. On filme leur dessin en train de se faire, puis on les enregistre en train de commenter leur dessin. Image et son sont ensuite rassemblés pour créer le film. Ce dispositif engage une véritable expérience commune entre le participant et le médiateur dont le rôle est crucial puisqu’il s’agit de mettre la personne en confiance afin qu’elle livre, en peu de temps, une expression personnelle à la fois graphique et verbale. Ensuite, Benoît Labourdette assemble l’image et le son en modulant la vitesse de l’image afin qu’elle corresponde au temps de parole de chacun. Bien que le montage soit assez visible, l’expression graphique des participants reste au cœur du projet. À l’issue de chaque création, le participant transmet son adresse e-mail afin que le film lui soit envoyé et qu’il soit en mesure de se l’approprier et le partager.

Enjeux et résultats du projet

Au départ, le projet de la CCAS était de faire un film commun à partir d’interviews d’agents. Benoît Labourdette leur a proposé l’idée du dessin commenté et a tenu à ce que le travail de chaque participant donne lieu à un film. Avoir de nombreux films permet de les diffuser plus simplement et plus largement, notamment car chaque participant peut se réapproprier le sien facilement. C’est aussi un moyen de découvrir l’approche sensible et singulière de chacun autour d’une même thématique. Les films réalisés sont d’une très grande diversité, tant dans le contenu qui est représenté que dans la manière dont il est traité. Le seul mot « travail » donne lieu à une infinité de propositions, de représentations singulières. Par ailleurs, le regard et la sensibilité de chacun sont convoqués. Plusieurs personnes, par exemple, ont dessiné une spirale, mais chacun va le faire à sa manière et en dire quelque chose de différent. Ces films permettent de mettre en lumière la diversité des points de vues et des approches de chacun concernant une même thématique, ici celle du travail, soulevant plus largement des notions sociologiques. Par ailleurs, le principe de cet atelier propose d’aller au-delà de la simple représentation graphique d’une idée. Si le dessin final a du sens, c’est davantage la façon de dessiner, le geste du créateur qui sont valorisés. C’est ici que l’audiovisuel prend tout son sens. Garder une trace du processus de création d’une personne permet de mettre en relief son cheminement, le mouvement de sa pensée. Cela fait alors naître un rythme, mais également une narration. Dans un temps très court, grâce à un encadrement centré sur la création, le participant est tout de suite plongé dans l’action. L’encadrement par un cinéaste est essentiel puisqu’il permet de déclencher la participation d’individus qui n’auraient pas fait cette création s’ils avaient été seuls. Simple et concret, cet atelier met à disposition un espace d’expression et de création qui peut être mobilisé sur un temps court.

Valorisation et pérennisation

Au vu de la grande richesse que transmettent ces films, la CCAS a continué à faire vivre le projet. Les films ont été publiés sur son blog culturel ainsi que sur sa page Facebook. Des articles ont été rédigés dans le journal interne, dans le but de valoriser, vis-à-vis de leurs agents, une activité culturelle visible et de qualité. Par ailleurs, dans le cadre du Festival Filmer le travail de Poitiers, dont la CCAS est partenaire, une sélection de ces films a été projetée en salle et une projection itinérante a été organisée sur les murs de la ville. Les productions amateurs sont alors véritablement valorisées puisqu’elles sont considérées par un festival de cinéma comme ayant de l’intérêt pour un public. L’ensemble des films de ces ateliers est disponible ici :

Sélection de films

Que les dessins soient schématiques ou plus aboutis, qu’il s’agisse d’un mot, d’un objet ou d’une situation, chaque création témoigne de la diversité d’approche de chaque participant. Ces films laissent une trace qui permet de valoriser des création amateurs et de nous mettre au contact de la sensibilité de nombreuses personnes. En voici une petite sélection. Le premier est un montage d’une sélection de films qui a été montré lors d’une projection en février 2017. Alice Posiere
thumbnail Benoît Labourdette